L’IA, un pillage de l’intégralité de la production culturelle, textuelle et visuelle de l’humanité ?

C'est ce que pose le collectif RogueESR qui se décrit comme "un collectif créé en 2017 pour promouvoir une université et une recherche libres, exigeantes et placées au service de l’intérêt général et de l’émancipation, a contrario de la politique menée par le gouvernement actuel".
Dans leur dernier billet "un résultat sans chemin"et "un moment d'abjection", le collectif interpelle sur les problèmes posés par l'IA générative et agentique, suite à l'annonce médiatisée d'une "preuve produite par Open AI" concernant les équations de Navier-Stokes.
"L'IA ne répond à aucun besoin réel et concret de l'humanité, contrairement à la nécessité d'isoler le bâti, de développer les usages des énergies décarbonnées et à juguler l'effondrement du vivant.
Dès lors, en l'absence de valeur d'usage, l'appareil de propagande, d'addiction et de captation, où l'IA excelle comme le montre X & Grok, repose sur la sommation à faire d'une nuisance un besoin, à s'y adapter, à en relayer le développement inéluctable. Le contrat social progressiste y cède la place à un contrat d'allégeance, qui promet aux collaborateurs la survie dans l'effondrement à venir.
Ces récits visent à stupéfier en nous enfermant dans cette seule alternative : monter à bord du train ou être broyés. Dès lors, tout discours critique reposant sur un récit de cauchemar apocalyptique contribue malgré lui à renforcer le récit techno-déterministe que les Big Tech entendent imposer.
(...) Nous affirmons la nécessité d'un contre-récit scientifique à la propagande des Big Tech.
(...) Nous avons affaire à un moment de propagande, d'économie de l'attention et d'éclipse de la raison. Nous avons une preuve de la volonté prédatrice et destructrice des milieux dirigeants des Big Tech, et il s'agit de faire de ce moment un sursaut."
(...) Il est donc primordial que chacune, chacun réponde pour son propre compte, non pas à la question "Faut-il monter dans le train ?" - la réponse étant évidemment non - mais quel monde ces entreprises ambitionnent-elles de produire ? Et quel monde voulons-nous voir advenir, où les sciences, comme le bien commun et l'Université comme pilier de la démocratie trouvent toute leur place ? ".
(...) Ce sont la valorisation boursière, la menace d'un krach et le rejet populaires des datas centers au coeurs des midtermes qui inquiètent les états-major des Big Tech.".
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